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LA PROTECTION DES DONNEES
A CARACTERE PERSONNEL

(LOI N°2013-450 DU 19 JUIN 2013 RELATIVE
A LA PROTECTION DES DONNEES A CARACTERE PERSONNEL)

CHAPITRE VII :

L 'AUTORITE DE PROTECTION
DES DONNEES A CARACTERE  PERSONNEL

 

 

 

 

 

ARTICLE 46

Les  missions   de  l'Autorité    de  protection    des données à caractère  personnel  sont confiées  à l'Autorité  administrative indépendante  en charge  de la Régulation  des Télécommunications    et   des   Technologies     de   l'Information      et   de   la Communication.

A ce titre, l'Autorité  de protection  veille  à ce que les traitements des données  à caractère  personnel   soient  mis en œuvre  conformément   aux  dispositions    de  la présente   loi  et  de  ses  décrets d'application.

 

 

 

 

 

 

 

ARTICLE 47

l'Autorité   de protection    s'assure   que  l'usage  des Technologies  de l'Information   et de la Communication    ne porte pas atteinte  ou ne comporte  pas de menace  pour les libertés  et la vie privée pour les utilisateurs   situés  sur l'ensemble  du territoire national.

Ace titre, elle est chargée :

  • d'informer   les personnes   concernées   et les responsables   de traitement  de leurs  droits  et obligations;
  • de répondre  à toute demande  d'avis  portant sur un traitement de données  à caractère   personnel;
  • d'établir  un règlement   intérieur  qui précise,  notamment,   les règles  relatives  aux délibérations,   à l'instruction   et à la présentation des dossiers ;
  • de recevoir  les déclarations    et d'octroyer  les autorisations pour la mise  en œuvre  de traitement  des données  à caractère  personnel,  ou de les retirer  dans les cas prévus  par la présente  loi;
  • de recevoir  les réclamations   et les plaintes  relatives  à la mise en œuvre   des  traitements    de données   à caractère   personnel   et informer  les auteurs  de la suite  accordée   à celles-ci;
  • d'informer,   sans délai,  l'autorité  judiciaire   compétente   des infractions  dont elle a connaissance  dans le cadre de ses missions;
  • de déterminer   les  garanties   indispensables    et les mesures appropriées  pour la protection  des données  à caractère personnel ;
  • de procéder, par le biais  d'agents  assermentés,  à des vérifications portant  sur tout traitement  de données  à caractère  personnel ;
  • de prononcer   des sanctions   administratives    et pécuniaires  à l'égard  des responsables   de traitement   qui ne se conforment   pas aux dispositions   de la présente   loi ;
  • de mettre à jour et à la disposition  du public pour consultation un répertoire  des traitements  de données  à caractère  personnel ;
  • de  conseiller    les  personnes    et  organismes    qui  font  les traitements   de données  à caractère   personnel   ou qui procèdent   à des essais  ou expériences   en la matière   ;
  • de donner   son  avis  sur  tout  projet   de  texte  juridique    en rapport  avec  la protection  des  libertés  et de la vie privée  ;
  • d'élaborer   des  règles  de conduite   relatives  au traitement  et  à la protection   des données  à caractère   personnel ;
  • de participer    aux  activités   de  recherche   scientifique,    de formation  et d'étude  en rapport  avec la protection  des données  à caractère  personnel,   et d'une  manière   générale,   les libertés  et la vie privée;
  • d'autoriser   à certaines   conditions   fixées  par décret  pris  en Conseil  des ministres  les transferts   transfrontaliers   de données  à caractère  personnel   ;
  • de faire des propositions  susceptibles   de simplifier  et d'améliorer le cadre législatif  et réglementaire   concernant  le traitement des données  à caractère   personnel   ;
  • de mettre  en place  des  mécanismes   de coopération   avec les autorités  de protection  des données  à caractère  personnel  d'autres pays ;
  • de participer  aux négociations   internationales   en matière  de protection   des  données  à caractère  personnel;
  • d'établir   et de  remettre   un  rapport   annuel   d'activités   au Président    de  la  République     et  au  Président    de  l'Assemblée Nationale.

 

 

 

 

 

 

ARTICLE 48

Le prestataire    de service   de cryptologie   ne peut opposer  à l'Autorité  de protection,   le secret professionnel   auquel il est soumis  conformément    aux dispositions   légales  ou conventionnelles.

Le responsable du traitement agissant dans le cadre de l'accomplissement de ses missions  ne  peut  opposer  à l'Autorité  de protection le secret professionnel auquel il est assujetti.

 

 

 

 

 

 

ARTICLE 49

L’Autorité de protection peut prononcer à l'égard des responsables de traitement les mesures suivantes :

  • un avertissement à l'égard du responsable du traitement qui ne respecte pas les obligations découlant de la présente loi ;
  • une mise en demeure  de faire cesser  les manquements observés dans le délai qu'elle fixe.

 

 

 

 

 

 

ARTICLE 50

Lorsque  la mise  en œuvre  d'un  traitement  de données à caractère personnel entraîne une violation des droits et libertés, l'Autorité de protection après une procédure contradictoire, peut décider:

  • de l'interruption de la mise en œuvre du traitement ;
  • du verrouillage de certaines  données à caractère personnel traitées;
  • de l'interdiction temporaire ou définitive d'un traitement contraire aux dispositions de la présente loi.

 

 

 

 

 

ARTICLE 51

L'Autorité de protection peut, après avoir entendu le responsable  du traitement  ou  son  sous-traitant  qui ne  se conforme  pas aux dispositions prévues de la présente loi et à la mise en demeure qui lui a été adressée, prononcer à son encontre, les sanctions suivantes :

  • le  retrait provisoire de l'autorisation accordée ;
  • le retrait définitif de l'autorisation;
  • une sanction pécuniaire.

Le  montant de  la sanction  pécuniaire  est  proportionnel  à la gravité des manquements commis et aux avantages tirés de ce manquement.

Le montant de cette sanction ne peut excéder la somme de 10.000.000 de francs CFA.

En cas de manquement réitéré dans les cinq (5) années à compter de  la date  à  laquelle  la  sanction  pécuniaire  précédemment prononcée est devenue définitive, il ne peut excéder 100.000.000 de francs CFA ou, s'agissant d'une entreprise, il ne peut excéder 5 % du chiffre d'affaires hors taxes du dernier exercice clos dans la limite de 500.000.000 de francs CFA.

Ces sanctions administratives et pécuniaires sont appliquées sans préjudice de sanctions pénales.

 

 

 

 

 

ARTICLE 52

Les modalités  de retrait de l'autorisation  et de recouvrement de la sanction pécuniaire sont fixées par décret.

 

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