EDWARD SNOWDEN
ET L’ESPIONNAGE AMERICAIN

Citoyen américain, Edward Joseph Snowden est né le 21 juin 1983 à Elizabeth City en Caroline du Nord.

En 1999, à seize (16) ans, Edward Snowden suit des cours d’informatique au « Anne Arundel Community College » mais pour raison de santé, il n’achève pas son cursus et il décide de suivre des cours en ligne pour obtenir, en 2011, sa Maîtrise à l’Université de Liverpool.

Il s’engage dans l’armée américaine le 7 mai 2004 mais après seulement quatre (4) mois, il est victime d’un accident lors d’un entraînement.

Ses deux (2) jambes se brisent et il abandonne la formation dans l’armée.

La CIA l’engage dans la sécurité informatique et à partir de 2007 et ce pendant deux (2) ans, il exerce à la Mission américaine des Nations Unies basée à  Genève en Suisse.

En janvier 2013, Edward Snowden rentre en contact avec Laura Poitras documentaliste américaine et journaliste en Free-lance qui travaille sur les « lanceurs d’alerte » qui sont des citoyens trouvant utile de diffuser  des informations d’intérêt public, tel le militaire américain Bradley Manning poursuivit actuellement aux Etats-Unis d’Amérique pour avoir fourni a Wikileaks des documents militaires classés « secret défense ».

Les échanges avec Laura Poitras se font par un logiciel de sécurité, le  logiciel de cryptage.

Edward Snowden fait la connaissance de Laura Poitras à travers une interview qu’elle avait accordée au « Site Salon » et où elle se dit être victime de harcèlement du  National Security Agency  (NSA) à chaque sortie ou entrée dans son pays et trouvait plus sage de travailler désormais en dehors des Etats-Unis d’Amérique.

Pour Laura Poitras, cette interview a été la raison pour laquelle Edward Snowden s’est adressée à elle en premier.

De plus, pour Laura Poitras, Edward Snowden n’a pas confiance aux « médias établis » tels que le « New York Times » qui ont mis une année pour révéler un scandale d’écoutes.

En février 2013, Edward Snowden contacte par mail, l’ancien avocat et journaliste Glenn Greenwald du journal «The Guardian » mais ce dernier, croyant affaire à un plaisantin, n’installe pas le logiciel de cryptage demandé par Edward Snowden.

Cependant, dans le mois de mars 2013, Laura Poitras fait cas des informations détenues par Edward Snowden à Glenn Greenwald et lui conseille de s’intéresser à son affaire.

Laura Poitras prend aussi conseil auprès de confrères plus expérimentés et appelle Barton Gellman, un ancien journaliste du journal « The Washington Post ».

A la suite des échanges, Edward Snowden transmet aux journalistes Glenn Greenwald et Barton Gellman, quarante et une (41) fiches du programme d’espionnage américain appelé Programme PRISM. 

Fin mai 2013, Edward Snowden quitte les Etats-Unis d’Amérique pour Hong Kong.

Le mercredi 5 juin 2013, le journal « The Guardian » publie le premier scoop où la NSA  surveille et accède aux données personnelles des internautes.

Ainsi, à la demande du FBI, l’opérateur de téléphonie américain « Verizon Wireless » a été contraint de livrer l’ensemble des données téléphoniques de ses abonnés à la NSA.

Comme moyen de défense, les autorités américaines disent qu’avec ces écoutes téléphoniques, les services secrets américains ont pu déjouer plusieurs complots islamistes dont celui qui visait à faire sauter le métro de New York en 2009.

Mis sous forte pression, le journaliste du journal « The Guardian », auteur de l’article finit par dévoiler le nom d’Edward Snowden comme étant sa source.

Questionné sur ces révélations, Edward Snowden dit : « J’ai agi ainsi pour informer les gens de ce qui est fait en leur nom et de ce qui est fait contre eux (…). Je n'ai aucune intention de me cacher parce que je sais que j'ai rien fait de mal ».

Le journal « The Guardian » révèle le jeudi 6 juin 2013 que pour espionner les internautes, la  NSA  cache un appareil dans les logiciels fabriqués par les entreprises américaines, ce qui leur permet d’accéder à neuf (9) serveurs, notamment ceux de Google, Microsoft, Facebook, Yahoo…

Le quotidien américain « The Washington Post » publie également un article sur l’espionnage américain.

Le 10 juin 2013, l’entreprise Booz Allen Hamilton, une entreprise de conseil en stratégie qui sous-traitante avec la  NSA  licencie Edward Snowden embauché comme administrateur systèmes depuis seulement trois (3) mois.

Pour « violation du Code d'éthique et de la politique de l'entreprise » et  pour avoir transmis des données confidentielles à la presse, il est mis fin aux fonctions d’Edward» à Booz Allen Hamilton.

Edward Snowden déclare que la perte de son emploi importe peu parce qu’il a accepté de travailler à Booz Allen Hamilton, non pour des besoins financiers puisqu’il touchait avant son embauche dans cette entreprise, plus de 200 mille Dollars par an ou 100 millions 532 mille 353 Francs CFA, soit 8 millions
377 mille 696 Francs CFA par mois.

Le but qu’il poursuivait en se faisant embaucher était celui de recueillir des preuves contre les pratiques d’espionnages de la NSA avec son accessibilité aux listes des ordinateurs et téléphones portables espionnées à travers le monde par la NSA au sein de cette structure.

Edward Snowden dit à cet effet : « Je suis prêt à sacrifier tout cela parce que je ne peux, en mon âme et conscience, laisser le gouvernement américain détruire la vie privée, la liberté d'Internet et les libertés essentielles pour les gens tout autour du monde avec ce système énorme de surveillance qu'il est en train de bâtir secrètement ».

Le 12 juin 2013, Edward Snowden dévoile les pratiques d’espionnage des autorités américaines sur la Chine.

Lors de l’interview accordée au quotidien « South China Morning Post » de Hong Kong, Edward Snowden affirme qu’à partir de simples routeurs d’Internet, les américains avaient accès aux communications des chinois et ceux de Hong Kong et faisait depuis 2009 du piratage massif d’ordinateurs à Hong Kong et en Chine.

Les adresses IP et les dates d’intrusion des américains dans ces systèmes sont présentées aux journalistes de « South China Morning Post ».

Toujours présent à Hong Kong, Edward Snowden dit : « Je ne suis ni un traître, ni un héros. Je suis un Américain (…). Je crois en la liberté d'expression. J'ai agi en toute bonne foi, et je pense que le public a le droit de se faire sa propre opinion lui-même (…). Ceux qui pensent que j'ai commis une erreur en choisissant de me rendre à Hong Kong ne comprennent pas mes intentions. Je ne suis pas ici pour fuir la justice, mais pour révéler des faits répréhensibles (…). J'ai eu plusieurs fois l'occasion de fuir Hong Kong, mais je préférerais rester et combattre le gouvernement américain dans les Tribunaux ; Je n’ai pas l'intention de quitter Hong Kong tant qu'on ne lui demande pas de partir. Malheureusement, le gouvernement américain harcèle les autorités de Hong Kong pour m'empêcher de continuer mon travail ».

Le jeudi 13 juin 2013, devant la Chambre des Représentants des Etats-Unis d’Amérique, Robert Mueller, Directeur du FBI fait savoir qu’une enquête pénale est engagée contre Edward Snowden pour dommages causés à l’Etat américain.

Le journal « The Guardian » publie un autre scoop où le Royaume-Uni est mis en cause pour avoir, en avril et septembre 2009 lors du G20 à Londres, espionné les communications des participants à cette réunion.

Pour ce faire, le Royaume-Uni à mis en place une équipe de quarante-cinq (45) personnes qui se relayant 24H/24H pour intercepter les communications Internet, e.mails, appels téléphoniques, appels mobiles des téléphones portables particulièrement ceux de la marque  BlackBerry  des participants au G20.

Le samedi 22 juin 2013, Edward Snowden est inculpé pour « Espionnage, vol et utilisation illégale de biens gouvernementaux ».

La plainte est déposée en Virginie au Siège de son dernier employeur, « Booz Allen Hamilton ». 

Le dimanche 23 juin 2013 les autorités américaines invalide le passeport d’Edward Snowden et sur la chaîne CBS, Dianne Feinstein, Présidente de la commission du Renseignement du Sénat américain pense que le « fugitif » détient plus de deux cents (200) documents et dit : « Je veux qu'il soit attrapé et ramené pour être jugé. Nous devons savoir ce qu'il détient. Il pourrait avoir beaucoup, beaucoup plus, et risquer de mettre en danger des gens. (…) Je ne pense pas que cet homme soit un ‘’lanceur d'alerte’’ quelles que soient ses motivations (…). Il aurait pu choisir de rester aux Etats-Unis (…). Je ne pense pas que fuir soit noble. (…). La Chine a évidemment joué un rôle dans tout cela (…). Je ne pense pas que cela soit seulement Hong Kong, sans l'aval de la Chine ».

Le dimanche 23 juin 2013, le journal chinois « Sunday Morning Post» publie un élément reçu d’Edward Snowden et dans lequel la NSA a, pour collecter des millions de SMS, piraté des entreprises de téléphonie mobile de la Chine, ainsi que le système informatique de l’université Tsinghua de Pékin.

Le même dimanche, Edward Snowden quitte Hong Kong à bord d'un vol Aeroflot pour la Russie à l’aide d’un sauf-conduit délivré par le Consul de l’Equateur à Londres.

Edward Snowden atterrit le dimanche 23 juin 2013 à Moscou.

Des proches des autorités aéroportuaires russes confirment son arrivée à Moscou en provenance de Hong-Kong et en partance, le lundi 24 juin 2013, pour La Havane.

Cependant, le mardi 25 juin 2013, Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères russe indique qu’Edward Snowden n’a pas franchi la douane russe et dit : « Il (Edward Snowden) a choisi lui-même son itinéraire. Nous en avons pris connaissance par la presse. Il n'a pas franchi les frontières russes… »

Mike Rogers, Président de la commission du Renseignement à la Chambre des représentants dit : « Tous les moyens juridiques pour le ramener aux Etats-Unis seront utilisés (…). Chacun de ces pays est hostile aux Etats-Unis. S'il pouvait aller en Corée du Nord ou en Iran, Snowden pourrait en faire une tournée des Etats oppressifs(…). La Russie veut revenir sur la scène mondiale et ils s'en fichent de le faire d'une façon qui n'est pas un modèle de citoyen du monde(…). Ils ont un réseau de renseignement très agressif aux Etats-Unis. Je suis sûr qu'ils adoreraient prendre un café avec Snowden et avoir une conversation avec lui ».

Suite aux accusations portées contre la Russie, le Président russe, Vladimir Poutine confirme que l’ex-consultant de la NSA recherché se trouve bel et bien en Russie et déclare qu’Edward Snowden est dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou-Cheremetievo. Le Président russe dit : « Toutes les accusations à l'encontre de la Russie sont du délire et des sornettes (…).Edward Snowden est effectivement arrivé à Moscou (…). Cette venue était pour les Russes totalement inattendue. (…). Il est arrivé en tant que passager en transit et en tant que tel, il n'a pas besoin de visa ni d'autres documents (…). Nous ne pouvons remettre certains citoyens qu'aux nations avec lesquelles nous avons des accords internationaux sur la remise de criminels. Nous n'avons pas de tel accord avec les États-Unis(…). Edward Snowden est un homme libre. Plus vite il choisira sa destination finale, mieux ce sera, et pour nous et pour lui ».

Le jeudi 27 juin 2013, le journal « The Guardian » dévoile que la NSA  pirate la messagerie électronique des citoyens américains.

Le samedi 29 juin 2013, Edward Snowden transmet d’autres documents confidentiels à l’hebdomadaire allemand « Der Spiegel » et dans lequel la « NSA » aurait implanté du matériel d’écoute dans les représentations de l'Union européenne (UE) à Washington, à l'ONU et à Bruxelles.

Ainsi, la NSA pouvait, non seulement écouter les diplomates européens, mais elle lisait leurs documents et E.mails.

Cette révélation créé un véritable scandale en Europe et les commentaires des uns et des autres le démontrent.

L'Allemand Martin Schulz, Président du Parlement européen dit : « Si ces allégations sont avérées, ce serait un problème extrêmement grave qui nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis ».

La rupture immédiate des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique est demandée par Daniel Cohn-Bendit, député européen écologiste et ceci, tant qu'un accord n'a pas été signé avec les Etats-Unis sur la protection des données.

Sabine Leutheusser-Schnarrenberger, ministre de la Justice allemande dit : « Il faut que du côté américain, on nous explique immédiatement et en détail si ces informations de presse à propos des écoutes clandestines totalement disproportionnées par les Etats-Unis dans l'Union européenne sont exactes ou non ».

Le premier Secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir déclare : « Tout espionnage américain des institutions européennes est inacceptable. Ça montre que l'Europe ne doit pas être naïve sur ses relations» avec Washington ».

Le député Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du Parti socialiste en charge de l'Europe et de l'international dit : « Si ces révélations (….) s'avéraient exactes, alors il faudrait a minima suspendre les négociations du traité de libre-échange transatlantique (….). L'Europe se déconsidérerait si elle passait l'éponge ».

Jean-Luc Mélenchon réclame l'arrêt immédiat des négociations entre l'UE et les Etats-Unis et demande à la France d’accorder l'asile politique à Edward Snowden qui a dévoilé ce complot.

Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef demande  une réaction forte de l'UE, sans pour autant casser toutes les négociations, y compris la préparation de la négociation d'un nouveau traité de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn dit : « Si c'est vrai, c'est écœurant. Les Etats-Unis feraient mieux de surveiller leurs propres services secrets que d'espionner leurs alliés ».

Le journal Le Figaro du 02 juillet 2013 estime que la NSA   surveille en moyenne, 20 millions d'appels téléphoniques par jour en Allemagne et 10 millions d'échanges de données Internet, mais ce chiffre peut s'élever jusqu'à 60 millions d'appels les jours les plus chargés.

Un haut fonctionnaire du Conseil moins inquiet dit : « L'espionnage des ambassades des Etats membres aux Etats-Unis, c'est fort probable et ça s'est déjà vu. Mais le bâtiment du Conseil, où se tiennent les conseils des ministres et les sommets européens, je n'y crois pas. Ils sont régulièrement vérifiés. On appelle ça le dépoussiérage. Les équipes attachées au Président dépoussièrent régulièrement les bureaux de la délégation française au Conseil. Mais la difficulté, ce sont les écoutes des GSM et le piratage des mails ».

Le samedi 29 juin 2013, au cours de sa conférence de presse hebdomadaire donnée à Aromo, ville située à 440 km au sud-ouest de Quito, le Président de l’Equateur Rafael Correa, révèle que le Vice-Président américain, Joe Biden l’a joint au téléphone le vendredi 28 juin 2013 afin qu’il étudie la demande d’asile du « fugitif » ne donne pas une suite favorable à cette requête.

Le Président équatorien Rafael Correa, a promis sanctionner son Consul à Londres qui a délivré un sauf-conduit à Edward Snowden sans l’autorisation de Quito.

Cependant, Rafael Correa précise que la demande d’asile de l'ex-consultant de la NSA ne sera instruite que lorsque ce dernier serait sur le sol équatorien, si cela se produisait et que la décision d’accorder ou non l’asile à Edward Snowden serait prise de façon souveraine.

Dans tous les cas, Rafael Correa trouve qu’Edward Snowden a révélé le plus grand cas d'espionnage massif dans l'histoire de l'humanité et la communauté internationale devrait réclamer des explications aux Etats-Unis d’Amérique.

Lonnie Snowden, père d'Edward Snowden, a envoyé une lettre au ministre de la Justice américaine, Eric Holder par le biais de son avocat pour l’informer qu’Edward Snowden envisage rentrer aux Etats-Unis d’Amérique à condition qu'il ne soit pas emprisonné avant son procès, qu’il ne soit pas contraint au silence et qu'il puisse choisir le lieu où se tiendrait son procès.

Pour le père d’Edward Snowden, son fils a enfreint la loi américaine pour avoir révélé des informations classifiées et a ainsi trahi le gouvernement américain mais il ne pense que son fils ait trahi le peuple des Etats-Unis d’Amérique.

L'espion en chef des Etats-Unis, le général Keith Alexander, directeur de l'Agence nationale de sécurité qui craint ces fuites déclare : « Notre sécurité a été compromise. Il n'y a aucun doute que nous avons perdu des capacités à cause de cela. Les Etats-Unis mais aussi les alliés que nous avons aidés ne seront plus autant en sécurité qu'ils l'étaient il y a deux semaines ».

Bien qu’activement recherché, des américains dont Michael Moore et l’australien Julian Assange de Wilileaks considèrent qu’Edward Snowden est un « Héros national ».

Dans une tribune du journal « The Guardian », Daniel Ellsberg, ancien analyste militaire, à l’origine de la fuite des « ePentagon paperse sur la guerre du Vietnam » est heureux et l’exprime ainsi : « Il n'y a jamais eu dans l'histoire américaine de fuite aussi importante. Edward Snowden nous sauve des Etats-Unis d'Amérique ».

Egalement, des stars du cinéma Oliver Stone, John Cusack et Danny Glover se mobilisent et font circuler une pétition afin que l’Equateur accorde l’asile à leur « Héros ».

Leur pétition est adressée au Président équatorien, Rafael Correa pour qu’il accueille Edward Snowden.

L'actrice Amber Heard, nouvelle conquête de Johnny Depp, Shia LaBeouf, Emma Thompson ou le réalisateur Michael Moore, des écrivains et des militants pour la paix, comme Noam Chomsky et Tom Hayden soutiennent Edward Snowden.

Edward Snowden a demandé l'asile à plus de vingt (20) Etats mais selon WikiLeaks, ces pays déclarent que pour que la demande d’asile puisse être examinée, il faudrait qu’elle soit déposée par une personne qui se trouve sur leur propre territoire.

Le lundi 1er  juillet 2013, le Président russe Vladimir Poutine déclare « Si Edward Snowden désirait rester en Russie, il doit cesser son travail visant à nuire à notre partenaire américain, aussi étrange que cela puisse sonner dans ma bouche ».

Le même jour, Edward Snowden refuse de se taire et affirme qu’il fera de nouvelles révélations sur les activités d'espionnage des américains, tout en dénonçant la « chasse à l'homme » de l'Administration Obama.

Dans un message diffusé par WikiLeaks, Edward Snowden écrit : « Bien que je ne sois déclaré coupable de rien, l'Administration Obama a unilatéralement annulé mon passeport, faisant de moi un apatride(…). Sans aucune décision de justice, cette Administration tente à présent de m'empêcher d'exercer un droit fondamental, un droit qui appartient à tout le monde, le droit de demander asile ».

Lors d'un déplacement à Moscou, le Président vénézuélien Nicolas Maduro déclare à Reuters : « Il (Edward Snowden) mérite la protection du monde. Il n'a pas encore demandé la nôtre. Quand il le fera, nous donnerons notre réponse ».

Le mardi 2 juillet 2013, en marge d'une visite à Moscou, le Président de la Bolivie, Evo Morales déclare être disposé à accueillir Edward Snowden dans son pays.

En partance pour les îles Canaries, l’avion du Président de la Bolivie, Evo Morales devrait faire  une escale dans un pays européen mais la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne refusent que l'avion présidentiel bolivien survol leur espace aérien parce qu’il soupçonnerait Edward Snowden d’être à bord de cet avion.

L'Autriche donne néanmoins l’autorisation d'atterrissage et l’avion reste bloqué, sans fouille, pendant treize (13) heures dans ce pays avant de repartir le mercredi 3 juillet 2013. Bien avant son départ, le Président Evo Morales donne une conférence de presse à l'aéroport de Schwechat, près de Vienne et dit : « C'était quasiment comme un enlèvement de près de 13 heures (...) Il s'agit «d'une erreur historique (...) d'une provocation (...) envers la Bolivie et toute l'Amérique latine, c'est une agression envers l'Amérique latine ».

Les alliés de l'Amérique latine ne  manquent pas d'exprimer leur indignation.

Elias Jaua, ministre vénézuélien des Affaires étrangères dit : « C'est une agression brutale, grossière et inappropriée contre le chef de l'État bolivien. »

Ricardo Patiño, ministre des Affaires étrangères de l'Equateur dit : « Cela semble être une terrible offense au président Morales ».

Le mercredi 3 juillet 2013, le Président français François Hollande embarrassé donne sa version des faits « Il y avait des infos contradictoires sur les passagers qui étaient à bord (…). Dès lors que j’ai su que c’était l’avion du président bolivien, j’ai donné immédiatement l’autorisation de survol ».

En Bolivie, le Parlement s’apprête à demander l’expulsion de la Bolivie des ambassadeurs de France, du Portugal et d’Italie.

Egalement, non loin de l’Ambassade de France en Bolivie, des drapeaux français sont brûlés et les partisans du Président jettent des pierres contre l'Ambassade de France.

Accueilli comme un héros à Paz en Bolivie le mercredi 3 juillet 2013 à 23h39, heures locales, le Président Bolivien dit : « Certains pays d’Europe doivent se libérer de l’empire nord-américain, mais nous, nous n’avons pas peur parce que nous sommes un peuple digne et souverain ».

Le 1er  août 2013, Edward Snowden se voit accorder un asile temporaire d’un (1) an par la Russie et le même jour, selon son avocat russe, maître Anatoli Koutcherena, Edward Snowden

quitte la zone de transit de l’aéroport Moscou-Cheremetievo pour une destination inconnue mais sûre avec possibilité, à l’exception des  structures étatiques, d’exercer un emploi en Russie.

Le mercredi 7 août 2013, en représailles à l’asile accordé à l’informaticien américain Edward Snowden, la rencontre bilatérale entre le Président américain Barack Obama et le Président russe Valdimir Poutine, en marge de la réunion du G20 des 5 et 6 septembre 2013 à Saint-Petersbourg en Russie, est annulée par le Président Barack Obama.

La participation du Président américain au G20 en Russie n’est cependant pas mise en cause.

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