LA GRIPPE PORCINE

La grippe porcine est apparue au Mexique en 2009 et elle a été évoquée pour la première fois le 24 avril 2009 par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

La grippe porcine est une infection virale provoquée par un virus de type A nommé « Swine influenza virus » ou SIV  ou « Fluenza Porcin » et de sous type H1N1.

Elle est une maladie respiratoire qui affecte les porcs et provoque chez eux, la grippe, une forte fièvre de 41° C, des difficultés respiratoires et un manque d’appétit.

Hormis les éleveurs de porcs qui sont susceptibles d’être contaminés par la grippe porcine du fait du contact direct qu’ils ont avec les porcs, la grippe porcine ne se transmet pas à l’homme.

Egalement, il est impossible d'attraper la grippe porcine en mangeant de la viande de porc car la température de cuisson du porc à 71° détruit le virus et les bactéries.

Par contre, lorsqu’un porc est infecté par deux virus différents, il peut arriver qu’il se produise un réassortiment entre les deux virus qui aboutit à l’apparition d’un nouveau virus hybride transmissible à l’homme.

La grippe porcine est une maladie dangereuse car sa transmission est rapide puisqu’elle se fait par voie aérienne et par contact avec des sécrétions contenant des particules du virus de la grippe porcine.

La personne atteinte de la grippe porcine tousse, éternue, a des sécrétions nasales et des sécrétions tranchéobronchiques.

Sont des sources de contamination, les particules du virus contenues dans les véhicules, les lisiers ou mélange des urines et excréments des animaux domestiques, en particulier les bovins et porcins servant d’engrais.

La durée d’incubation du virus ou période comprise entre l’introduction du virus dans le corps et l’apparition des symptômes est de 24 heures à 48 heures.

Les symptômes d’une personne contaminée par la grippe porcine sont similaires à ceux du porc, à savoir une forte fièvre ou hyperthermie de 41°C, le manque d’appétit ou l’anorexie brutale, la prostration, des difficultés respiratoires, une toux sèche, profonde et quinteuse, des éternuements fréquents, des maux de tête et des sécrétions nasales abondantes.

Le vaccin qui existe actuellement est destiné aux porcs.

Cependant, un médicament appelé «Tamiflu», un antiviral capable de traiter et prévenir les grippes saisonnières est utilisé pour la grippe porcine sans que son efficacité clinique ait été prouvée.

Certaines précautions sont donc indiquées pour éviter la contamination, comme celle de ne pas se serrer les mains, porter des masques hygiéniques et se laver les mains après tout contact avec le milieu extérieur.

Ont été atteints par la grippe porcine, le Mexique où plus de 1.324 cas présumés ont été signalés avec 149 morts.

Les Etats-Unis d’Amérique ont eu 75 étudiants présentant les symptômes de cette grippe avec huit (8) cas confirmés.

Le Canada  a eu six (6) confirmations de la maladie.

L’Espagne est confrontée à six (6) cas et des personnes du retour du Mexique ont été mises sous surveillance.

Trois (3) cas ont été suspectés en France mais ils ont été déclarés inexacts.

La Nouvelle-Zélande a eu trois (3) étudiants en provenance du Mexique atteints de la grippe porcine.

L’OMS qui craignait que la maladie devienne une pandémie grippale a recommandé à tous les Etats de rester vigilants mais la recommandation de l’OMS a provoqué une course effrénée des laboratoires pharmaceutiques vers la fabrication d’un vaccin contre la grippe porcine.

Ainsi, le groupe pharmaceutique « Suisse Novartis » et le groupe français « Sanofi Pasteur » ont été contactés par l’OMS pour trouver un vaccin.

D’autres groupes pharmaceutiques comme le groupe britannique « GlaxoSmithKline », le groupe pharmaceutique suisse « Roche », le laboratoire indien « Cipla », le laboratoire indien « Ranbaxy », le laboratoire « Baxter » se sont joints aux deux autres groupes pharmaceutiques pour chercher à fabriquer rapidement un vaccin.

De peur de voir la population française manquer du « Tamiflu », le ministre français de la Santé, Roselyne Bachelot a commandé 94 millions de doses de vaccins, soit 10% de la production mondiale au prix de 808 millions d’Euros ou 530 milliards 13 millions 256 mille Francs CFA.

Le stock acheté n’a pas été utilisé car non seulement la quantité commandée était exagérée mais les français ont refusé de se faire vacciner parce qu’ils ont trouvé que les vaccins ont été  fabriqués dans la précipitation.

Par ailleurs, le peuple français accuse le ministre Roselyne Bachelot d’avoir comploté avec les laboratoires pharmaceutiques pour passer une telle commande ; Surtout que les contrats d’achats de vaccins présentaient des clauses qui arrangeaient ces laboratoires.

En effet, ces laboratoires ont été rassurés qu’ils ne payeront pas de pénalités en cas de livraison tardive des produits commandés.

De plus, une clause du contrat protégeait ces laboratoires contre les poursuites judiciaires en cas de préjudice se rapportant aux vaccinations.

Cette affirmation est corroborée par la fonction antérieure de Roselyne Bachelot qui avait exercé pour les industriels pharmaceutiques en tant que déléguée à l’information pharmaceutique pendant douze (12) ans, de 1969 à 1989.

Les socialistes ont demandé une mission d’information à Roselyne Bachelot pour sa gestion de la crise pandémique et le ministre s’est défendue devant une trentaine de députés français le 12 janvier 2010.

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