MAHMOUD AHMADINEJAD,
PRESIDENT DE L'IRAN

Né le 28 octobre 1956 à Aradan en Iran, Mahmoud Ahmadinejad est marié et père de trois (3) enfants.

Le père de Mahmoud avant son déménagement d’Aradan à Téhéran en 1950 ne portait pas le nom d'Ahmadinejad mais plutôt celui de Sabourjian.

Pour certains, le nom Sabourjian est un nom juif qui signifie Tisserand et cette révélation fait dire à des Observateurs que le père de Mahmoud Ahmadinejad serait d’origine juive.

Pour d’autres, comme le professeur David Yeroshalmi, expert des communautés juive-iraniennes, le mot  Sabour ne revêt aucune signification dans aucun des dialectes perso-juifs et ne signifie pas châle de prière juive (Talith) en Persan comme certains voudraient le faire croire.

Le nom Sabourjian n’est donc pas un nom juif.

Pour d’autres encore, Sabourjian dérive de « peintre de fil » une ancienne et humble occupation dans l’industrie du tapis de la province de Semnan, où la ville d’Aradan est localisée.

Mahmoud qui porte désormais le nom d’Ahmadinejad, voue, à sept (7) ans, un culte au dignitaire musulman Ayatollah Roudollah Khomeyni.

En 1976, Mahmoud Ahmadinejad est admis à l’université de Sciences et de Technologie d’Elm-O-Sonaat où il se met à militer pour une conception plus rigoureuse de la foi musulmane.

A l’université, Mahmoud Ahmadinejad est scandalisé par l’habillement à l’occidental de ses compatriotes.

Deux (2) ans après son arrivée dans cette université, il participe à la fondation de l’association islamique des étudiants de son université.

Son association coalise avec d’autres associations islamiques et l’ensemble de ces associations fondent l’Organisation des associations islamiques.

Quelques membres de cette nouvelle organisation dont Mahmoud Ahmadinejad utilisent la violence pour interdire l’accès de l’université aux filles qui refusent de s’habiller comme le recommande l’Islam.

En 1979, les partisans du dignitaire musulman Ayatollah Roudollah Khomeyni créent le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI).

Le CGRI propage l’idéologie du dignitaire Ayatollah Khomeyni et combat les opposants à sa politique.

La même année, Mahmoud Ahmadinejad intègre le Bureau pour la préservation de l’Unité iranienne qui a pour rôle de créer un lien entre les universités et les séminaires théologiques.

Mahmoud Ahmadinejad participe à la planification de la prise d’otages à l’ambassade américaine de Téhéran mais est écarté pour avoir demandé de faire intervenir Ayatollah Roudollah Khomeyni dans l’opération.

Lors de la révolution islamique, le programme nucléaire entamé par le Shah d’Iran en 1950 avec l’aide des Etats-Unis et de l’Europe est arrêté.

Cependant, avec le concours des russes, le programme est rapidement remis en route.

En 1980 et pendant quatre (4) ans, Mahmoud Ahmadinejad devient Gouverneur des villes de Daku et Khoy.

Il obtient en 1987, à l’âge de trente et un (31) ans, son Doctorat en Ingénierie des Transports Publics à l’université
d’Elm-O-Sanaat.

Mahmoud Ahmadinejad participe à la guerre d’Iran-Irak de 1980 à 1988 et devient l’un des instructeurs du mouvement de masse baptisé « Basijs ».

Les membres de ce mouvement qui se font appeler les Bassidjis sont préparés à mourir en martyr et pour montrer son adhésion à cette idéologie, Mahmoud Ahmadinejad se promène avec un foulard noir et blanc, signe distinctif des Bassidjis.

Officier à la Garnison de Ramazan des forces spéciales des Gardiens de la révolution ou Pasdaran, Mahmoud Ahmadinejad est accusé d’avoir pris part aux séances de tortures et d’exécution des dissidents au régime.

Il est accusé aussi, lorsqu’il était officier supérieur de l’unité d’élite Qods des Gardiens de la Révolution  en 1989, d’avoir procédé à plusieurs assassinats politiques dont celui du Kurde, Abdurrahman Qassem.

En 1988, les Gardiens de la révolution et les Bassidjis  affirment que les leaders iraniens pratiquent la corruption.

Nommé Gouverneur général de la province d’Ardabil en 1993, Mahmoud Ahmadinejad est désigné sur trois (3) années successives, meilleur Gouverneur d’Iran pour sa politique qui tranche avec celle des autres dirigeants iraniens.

Relevé de ses fonctions à la suite de l’arrivée au pouvoir du Président Mohammed Khatami, Mahmoud Ahmadinejad retourne enseigner à l’université de science et technologie.

Après une manifestation populaire contre la politique du Président Khatami, Mahmoud Ahmadinejad est élu maire de Téhéran.

A la Mairie, Mahmoud Ahmadinejad bouleverse les réformes libérales entreprises par le Président Khatami.

Il affiche ses intentions de mettre fin aux actes de corruption et de mauvaise gouvernance en Iran mais en réalité, Mahmoud Ahmadinejad veut être le leader de la seconde révolution islamique.

Avec le soutien de l’homme fort d’Iran, Ayatollah Ali Khamenei, successeur du dignitaire Ayatollah Khomeni, Mahmoud Ahmadinejad remporte l’élection présidentielle de 2005.

La même année, Mahmoud Ahmadinejad soutient publiquement les propos du dignitaire musulman qui dit vouloir rayer Israël de la carte du monde.

Le 8 juin 2006, le Président Mahmoud Ahmadinejad ne donne pas une suite favorable aux propositions des cinq (5) membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies qui recommandent que l’Iran abandonne son programme d’enrichissement nucléaire en échange d’un accord de coopération économique et technologique.

Le Conseil de sécurité des Nations-Unies vote les résolutions 1737 et 1747 qui limitent le déplacement des officiels iraniens et imposent la surveillance des échanges financiers de la banque iranienne Sepah accusée d’investir dans le programme nucléaire.

Néanmoins, à l’élection présidentielle de 2009, Mahmoud Ahmadinejad est réélu  et le Conseil de Sécurité demande à l’Iran d’échanger son uranium faiblement enrichi contre du combustible enrichi à 20 %.

En réponse à la proposition du Conseil de Sécurité, le Président Mahmoud Ahmadinejad qui affiche clairement son manque de confiance envers les Occidentaux demande que l’échange soit simultané et se fasse sur le territoire iranien.

Les membres du Conseil de sécurité refusent.

Après de nombreuses mises en garde restées sans suite, un projet de résolution inspirée des américains est soumis au Conseil de Sécurité des Nations-Unies le 18 mai 2010 avec le soutien des cinq (5) membres permanents du Conseil de Sécurité, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie.

L’Allemagne appuie le projet de résolution de l’ONU.

La résolution impose à l’Iran de suspendre toutes ses activités liées à l’enrichissement de son uranium et les constructions qui se rapportent à son programme nucléaire.

La résolution de sécurité 1929 adoptée recommande aux Etats membres du Conseil de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire des personnalités iraniennes visées.

Elle demande que soit interdite l’ouverture de nouvelles agences ou filiales de banques iraniennes ou de nouveaux bureaux de représentation sur les territoires des Etats membres du Conseil de sécurité.

Or, vers mi-mai 2010, la Turquie et le Brésil avaient conclu un accord avec l’Iran qui prévoyait l’échange en Turquie de 1.200 Kilos d’uranium iranien faiblement enrichi à hauteur de
5 % contre 120 Kilos de combustible enrichi à 20 % fourni par les grandes puissances pour le réacteur de recherche nucléaire à but médical de Téhéran.

Malgré l’accord de l’Iran à cette dernière proposition, le Conseil de sécurité adopte sa résolution le 9 juin 2010. La résolution est votée par douze (12) voix pour et deux voix contre venant de la Turquie et le Brésil plus une abstention, celle du Liban, pour des raisons de politique intérieure puisque le Hezbollah faisait partie de son gouvernement.

Mahmoud Ahmadinejad réagit à l’annonce de la résolution qui le sanctionne en disant : « Les sanctions votées ne valent rien et ne sont bonnes que pour la poubelle».

Ces sanctions représentent la quatrième depuis 2006. Le Président de l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad qui trouve injuste le combat des détenteurs de l’arme nucléaire qui, sans détruire les leurs, empêchent les autres Etats d’en posséder, continue son enrichissement nucléaire.

Le mardi 11 octobre 2011, les Etats-Unis, par le biais de leur ministre de la Justice, Eric Holder annoncent l’inculpation de deux (2) ressortissants iraniens accusés d’avoir préparé un attentat à la bombe sur le sol américain sur la personne de l'ambassadeur d'Arabie saoudite Abdel Al-Jubeir, un proche Conseiller du roi Abdallah. 

Les Etats-Unis préviennent Téhéran qu’il le tiendrait responsable de ce complot. Dans la lettre adressée le même jour au Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et au Conseil de sécurité, l'ambassadeur iranien à l'ONU Mohammad Khazaee juge les accusations des américains de conspiration diabolique et honteuses. 

Un proche collaborateur du Président iranien indique qu’il s’agissait d’un  scénario fabriqué de toutes pièces (par le Président américain) afin de détourner l'attention de l'opinion publique américaine des problèmes internes des Etats-Unis. 
 
Le dimanche 20 novembre, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) adopte, par trente deux (32) voix pour, deux contre et une abstention, une résolution contre l’Iran  soupçonné d’envisager  de mettre au point l’arme atomique.

Le lundi 21 novembre 2011, le Président américain Barack Obama décrète des sanctions contre l'Iran dans les domaines de l'énergie et de la pétrochimie et met en garde toute personne qui envisagerait d’aider la République islamique à développer ses ressources pétrolières.

Timothy Geithner, Secrétaire au Trésor « ordonne » aux banques du monde entier à s’assurer que les transactions qu’ils font avec l'Iran ne permettront pas à l’Iran à développer son programme nucléaire et dit : « Les institutions financières dans le monde devraient y réfléchir à deux fois sur les risques de faire des affaires avec l'Iran ».

Ramin Mehmanparast, Porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l’Iran trouve que ces sanctions sont condamnables et sans effet et dit : « Le niveau de notre commerce avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis est à son plus bas niveau (...) Ce genre de mesures s'apparentent plutôt à de la propagande et à de la guerre psychologique (...) Chacun sait qu'au cours des premiers mois de l'année iranienne (commencée en mars), le volume de nos échanges extérieurs a augmenté de 36% par rapport à la même période l'année d'avant ».

L'Iran a donc rejeté le nouveau rapport de l'AIEA et réaffirmé que son programme nucléaire était uniquement à but pacifique.

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